Pourquoi cherches-tu l'impossible
en voulant à tout prix
connaître d'avance
ce que la vie nous réserve à toi et à moi ?
Quoi qu'il puisse nous arriver,
la sagesse n'est-elle pas
de nous soumettre chacun à notre sort ?
Que la vie te réserve encore bien des hivers
ou, au contraire,
que tu sois en train d'en vivre le dernier
- celui-là même qui, en ce moment,
éreinte les vagues de la mer
à l'assaut des rochers -
crois-moi,
ne change rien à tes occupations
et, dans un cas comme dans l'autre,
n'escompte jamais vivre plus loin
que le jour où nous sommes.
Déjà, tandis que nous parlons,
le temps impitoyable aura fui.
C'est aujourd'hui qu'il faut vivre.
Car demain reste pour toi
ce qu'il y a de moins sûr...

J'écoute : Rien
Je regarde : Trop les beaux garçons. Beaucoup trop. Ca m'a perdu
Je lis : Harlan Coben, Dan Brown, Florian Zeller
Je joue : A me faire mal...
Je mange : Trop. Gare aux kilos
Je bois : La coupe, jusqu'à la lie... et même au delà
Je cite : Pas
Je pense : A trop vouloir toucher les étoiles, on finit par se bruler les ailes
Je rêve : Un jour, peut être...
(mis à jour mardi 30 décembre 2008 à 18:33)

31/12/2006

31/12/06 - 00:01

Carnet de route...

Pour ceux qui n'ont pas eu le bonheur de mettre les pieds en Corse, j'ai décidé, en quelques images, de vous faire connaître non pas La Corse, mais Ma Corse.

Celle où je viens m'échapper dès que j'ai un moment, loin de ma vie trépidente de bon parisien. Celle d'une terre de contrastes, de culture, où chaque pierre raconte une histoire.

Pour commencer, une petite vue de la cote ouest...

29/12/2006

29/12/06 - 12:33

H-2

Dans 30 minutes, les vacances..
et Dans 2 heures l'avion.

Corse, me voila...

Bye bye à tous, passez de bonnes fêtes, et à l'année prochaine.

Bisouxxxxx

et pour les photos de Brent, ben va falloir attendre, na !

28/12/2006

28/12/06 - 16:32

Quelle journée de c...

Aujourd'hui... rien !

Pas un coup de fil, pas un email. Même pas un pauvre spam qui se serait perdu. Rien. la misère totale, le néant, le vide absolu.
Et dire que je suis payé pour ça. Pour attendre que ce p*#@! de téléphone veuille bien sonner, au cas où un malheureux client se serait perdu, et aurait la mauvaise idée de lancer un projet là, tout de suite.

Ils sont tous en vacances, et moi, chuis là comme une truffe, à compter les minutes.

Rien, je vous dis. Il ne se passe rien. C'en est désespérant... enfin, ça pourrait être pire : je pourrais avoir du boulot, et là, ce serait carrément l'angoisse !!

Non, finalement, chuis très bien comme ça, ne changez rien. Payé pour glander, elle est pas belle, la vie ?

Bon, je crois que dans 1/2 heure, je vais aller à la piscine, moi...



Faut bien s'occuper ;o)

25/12/2006

25/12/06 - 13:20

Souvenir de ma "mémère"...

Mon arrière grand-mère adorait cette chanson.

R'grdez moi ça cette espèce de bande de fourneaux
Ca vous bouscule, ça vous d'mandrait seulement pas pardon
Va donc eh! Faux Ch'man, Eh purée
Ce soir pardi c'est l'éréveillon,
On voit passeer qu'des rigoleurs
J'gueulerais Au feu ou Au voleur
Personne y f'rait attention

Venez, z'yeutez, c'est la Saint-Poivrot
Tout flambe, tout chahute, tout reluit
Les restaurants et les bistrots
Ils ont la permission d'la nuit

Tout chacun n'pensent qu'à croustiller
Y a plein d'monde dans les rôtisseries
Les épicemards, les charcuteries
Que ça sent bon l'boudin grillé....

(Bruit de cloche, coeurs qui chantent "Noël, Noël")

Minuit. A présent Jésus est né

Dans les temps, quand y s'est amené
S'y gelait comme y gèle c'te nuit
Su'la paille de vot' écurie
Vous avez bien dû avoir froid
Jésus et vous, Vierge Marie

J'suis là, Sainte-Vierge, à mon coin d'rue
Où d'pis l'apéro, j'bas la semelle
J'suis qu'une ordure, qu'une fille perdue
C'est la Charlotte qu'on m'appelle

N'est-ce pas que vous êtes pas fâchée
Qu'une fille d'amour pleine de péchés
Vous cause ce soir à sa manière
Pour vous expliquer ses misères ?
Dites-moi que vous êtes pas fâchée

Allez ! Bing! On m'bouscule avec des litres
Des pains d'quatre livres, des assiettes d'huîtres
Non, mais regardez-moi tous ces chameaux !
Oh! pardon, excuse, Vierge Marie
V'là qu'j'ai encore dit un vilain mot

C'est vrai que j'ai quitté d'chez nous
Mais c'était qu'la dèche et les coups
C'était un vrai enfer Sainte-Vierge
Soit dit sans être une effrontée
Vous-même y seriez pas restée

Eh ben, c'est pas des boniments
C'est vrain j'vous l'jure,Vierge Marie
Malgré comme ça qu'j'aie fait la vie
J'ai pensé à vous ben souvent

J'revois vot' belle robe bleue, vot' voile
Même qu'il était piqué d'étoiles
Vot' belle couronne d'or sur la tête
Et votre petit trésor sur les bras

Pour sûr que vous étiez jolie
Comme une reine, comme un miroir
Et c'est vrai que j'vous revois ce soir
Avec mes yeux de gosseline
C'est comme si que j'y étais, parole

Aussi, si vous vouliez, Sainte-Vierge
Faire ce soir quelque chose pour moi
Pour l'temps qu'j'étais pas une impie
Vous n'avez qu'à lever un p'tit doigt
Et n'pas vous occuper du reste

J'vous d'mande pas des choses pas honnêtes
Faites seulement que j'trouve et ramasse
Un porte-monnaie avec galette
Perdu pas un d'ces muf's qui passent
À moi plutôt qu'au balayeur

Un porte-lazagne, Vierge Marie
N'y aurait-y d'dans qu'un larantqué
Ça m'aiderait pour m'aller planquer
Ça m'permettrait d'attendre à demain
Et d'm'enfoncer dix ronds d'boudin

Ou alors, si vous pouvez pas
Ou poulez pas, Vierge Marie
Vous allez m'trouver ben hardie
Mais faites-moi de suite sauter l'pas

Et pis, emmenez-moi avec vous
Prenez-moi dans le Paradis
Ousqu'y fait chaud, ousqu'y fait doux
Où plus jamais je ferai la vie

Ah! Emmenez-moi, dites, emmenez-moi
Avant que la nuit soye passée
Et que j'soye encore ramassée
Sainte-Vierge, emmenez-moi, j'vous en prie ?

Je n'en peux pus de grelotter
Tenez, allumez mes mains gercées
Et mes p'tits souliers découverts
J'n'ai toujours qu'mon costume d'été
Qu'j'ai fait teindre en noir pour l'hiver

Oui, emmenez-moi, dites, emmenez-moi
Et comme y doit y avoir du chemin
Si des fois vous vous sentiez lasse
Vierge Marie, pleine de grâce
De porter à bras not'Seigneur
Un enfant, c'est lourd à la fin

Vous me l'repasserez un moment
Et moi, je l'porterai à mon tour
Sans le laisser tomber par terre
Comme je faisais chez mes parents
La p'tite moman dans les faubourgs
Quand j'trimballais mes petits frères...

Vierge Marie, pleine de grâce
Vous qui êtes bénie entre toutes les femmes
Priez pour nous pauvres pêcheurs
Priez pour nous pauvres pêcheurs...


La Charlotte prie Notre-Dame
Jehan Rictus (alias Gabriel Randon de Saint-Amand) - Fernand Warms 1920.


Petite pensée, en ce jour de Noël...

24/12/2006

24/12/06 - 13:23

Joyeux Noël... original, non ?

Parce que Noël, c'est rien que de l'amour,

Je souhaite un bon et joyeux Noël à tous ceux dont j'ai fait la connaissance, depuis les quelques semaines que je traîne mes guètres par ici. Ils se reconnaîtront j'en suis sur...



Et puis parce que quand même, c'est rien que de l'amour, excellent Noël à tous les autres aussi, que je ne connais pas...



22/12/2006

22/12/06 - 21:21

Regression...

Marre d'être un adulte, je veux redevenir ado...



Quelqu'un pour un baby ?

21/12/2006

21/12/06 - 10:53

Désir d'avenir...

Pensée du matin :

L'avenir appartient à ceux qui se lèvent tôt...

Eh ben c'est pas demain la veille que j'aurai un avenir, moi...

20/12/2006

20/12/06 - 14:33

Bilan des emails de l'année...

La fin de l'année approche. L'occasion de faire le point, sur tous ces mails reçus, et lus avec attention...

1-J'ai lu 170 fois que MSN Hotmail allait supprimer mon compte

2- - J'ai accumulé environ 3000 ans de malheur et je suis mort 67 fois à cause de toutes les chaînes que je n'ai pas renvoyées!

3--Quand je sors d'IKEA, je ne regarde personne, car j'ai peur qu'il (ou elle) m'emmène dans un hotel, qu'il (ou elle) me drogue, pour aprés m'enlever un rein pour le revendre au marché noir!

4-- J'ai versé aussi toutes mes économies sur le compte d'Amy BRUCE, une pauvre petite fille qui était malade à l'hôpital plus de 7 000 fois

(c'est drôle, cette petite fille a toujours 8 ans depuis 1995...)

5--Mon GSM Nokia gratuit n'est jamais arrivé, ni mon Ipod, ni les entrées au cinéma que j'avais gagnées

6--J'ai inscrit mon prénom parmi 3000 autres sur une pétition et j'ai peut-être sauvé une espèce menacée d'écureuil nain à poil dur en biélorussie orientale .

7--Je connais la recette pour ne plus être seul en amour: il suffit d'écrire le prénom d'une personne sur un papier en pensant très fort à elle puis de se gratter le cul en tournant dans le sens des aiguilles d'une montre autour d'une Renault 4L (pas facile de trouver une 4L)

8--J'ai lu au moins 25 tomes de tous les préceptes du DALAI LAMA et j'ai accumulé du bonheur pour au moins les 4690 prochaines années!!

9--Sans oublier les 50 fois ou j'ai dû scruter mon écran nuit et jour pour détecter le fameux message qui contenait cet enfoiré de virus que même Microsoft, Mac affee, Norton Symantec etc étaient incapables d'avoir l'anti dote....et qui, non content de bousiller le disque dur, risquait de flinguer la chaîne stéréo, la télé, la cafetière, le sani broyeur, ...

IMPORTANT : si vous n'envoyez pas ce message dans les prochaines 10 secondes à au moins 8500 personnes, un dinosaure venu de l'espace viendra bouffer toute votre famille demain à 17h 30...

Je vous aurai prévenu...



Bon, je vous ai quand même mis un mec sur ce post (toujours de Bruce Weber), car sinon, personne ne le lira, alors...
On est peu de chose, au fond...

19/12/2006

19/12/06 - 18:37

Bruce Weber (suite...)

Et comme J a aimé, eh ben j'en poste d'autres... nah !

Extraits de "Bear Pond", de Bruce Weber





et d'autres à venir, si vous aimez...

19/12/06 - 11:19

Bruce Weber

Un petit hommage à Bruce Weber, en passant...





et pour J...

18/12/2006

18/12/06 - 23:43

C'est beau, un ange...







Bonne nuit les anges...

17/12/2006

17/12/06 - 22:51

Dimanche soir
Ce même train qui m’arrachait à la vie parisienne me ramène, bien malgré moi, à la réalité de mon existence. Au dehors, la même nuit noire. Les mêmes étoiles filantes, qui s’éloignent toujours. Je ne tente plus de les retenir, même si je me surprends encore à esquisser un geste, bien malgré moi. Tout autour, les mêmes gens, qui rient, qui mangent, qui dorment.
Ils semblent heureux.
Le beau garçon au regard triste n’est pas là. TU n’es pas là.
Durant ce week-end en famille, je n’ai cessé de penser à toi.
Dehors, la pluie frappe le train, comme autant de coups de poignard qui s’abattent sur mon cœur, au fil des jours qui s’écoulent, et qui m’éloignent, irrémédiablement, de ce dernier moment passé auprès de toi.
Jamais tu ne liras ces lignes. Jamais tu ne connaîtras la secrète déchirure, qui cisaille mon cœur, lorsque je revis, en rêve, les moments de bonheur de nos deux corps melés.

La passion me dévore, et me rend fou. Je partage, enfin, ce sentiment si étrange, qu'éprouvaient les poètes maudits, qui hantaient mon adolescence. Rimbaud, Verlaine, une passion, un amour. Tu as réveillé en moi une flamme que je croyais éteinte à jamais. Toi, mon beau slave aux cheveux d’or.



Dans quelques heures, je tournerai la page, à jamais. J’effacerai ton numéro de téléphone, ton adresse, ton email. Les photos que j’ai accumulées de toi, au fil des ans, finiront dans la corbeille, comme autant de simples juxtapositions d’octets, dont l’agencement, par le tour de passe-passe d’un invisible magicien, me restitue ton sourire, et m’entraîne dans des terres lointaines, dans cette douce folie où je me complais depuis que tu es parti.
Oui, dans quelques heures, j’effacerai toute trace de ma passion, de mon amour. Ainsi l’ai-je décidé…
Je ne conserverai, bien à l’abri au fond de mon âme, tel un trésor caché, que le souvenir de cette rencontre, avec celui qui m’a réappris à rêver.

Bon vent, mon bel amour. Que la vie te soit belle.
Je t’aimerai, pour jamais…

Carpe Diem

15/12/2006

15/12/06 - 21:54

Vendredi soir
Les villes défilent, par la vitre de ce train, lancé à toute vitesse, qui semble fuir Paris. La nuit a recouvert d’un épais manteau noir le paysage, pour ne laisser paraître, par bribes, que de pâles points lumineux, seuls signes de civilisation, hors de ce wagon.
Enfin seul, écouteurs vissés dans les oreilles, je m’efforce de t’oublier. D’oublier ton sourire, qui me revient sans cesse. D’oublier ton regard, si bleu, si beau. D’oublier ta tendresse. D’oublier tes baisers. Autour de moi, des gens mangent, boivent, jouent, lisent, dorment.
Qui sont ils ? A quoi pensent ils ? Combien parmi eux vivent la même passion que moi ?
Suis je le seul, dans ce wagon, à éprouver ce curieux sentiment, qui m’entraîne au delà de toute raison, dans un univers où tu règnes en maître ?

Je me prends à rêver d’être ton esclave, passer le reste de mes jours à assouvir tes désirs les plus secrets ; rendre ta vie belle, au mépris même de la mienne.
Mon regard divague, d’un lampadaire à l’autre, dispersés dans ces villes inconnues comme autant d’étoiles filantes dans un ciel trop noir.
Mes yeux se perdent, en essayant de les rattraper. Mais on ne peut pas attraper une étoile. On ne peut que rêver de s’en approcher, toujours plus près, toujours plus haut.
Et plus j’approche de ces étoiles, plus elles paraissent lointaines, poursuivant leur course infernale dans une direction qui n’est pas la mienne.



Ma main se tend, dans un vain espoir. Trop tard, elles ont déjà disparu, masquées par une colline, un vallon, une forêt.
Masquées par les ténèbres qui envahissent mon cœur, en songeant que tu n’es pas là. Les écouteurs déversent pèle mêle un flot de mélodies aux rythmes tristes et noirs. Bryan Adams, Whitney Houston, Ray Charles… tous m’entraînent dans cet état de spleen profond, si cher à Baudelaire, et dont on ne ressort pas indemne.

Mon regard croise celui d’un jeune homme, quelque part, dans ce wagon aux couleurs vives. Un regard triste, comme le mien. Partage t’il la même mélancolie qui m’a envahie, alors que ton avion t’éloignait à jamais de mes bras, qui ne demandaient qu’à te garder, serré contre mon cœur ? Partage t’il ce même sentiment d’impuissance, de désarroi ?
J’aimerais connaître ses pensées. A deux, on est plus forts. A deux, tout devient possible. Nous pourrions échanger, combattre, vaincre peut être. Mais son regard se détourne, pour plonger comme le mien il y a quelques instants, à la poursuite de quelque étoile filante, qui croise notre route dans une traînée blanchâtre, pour s’évanouir dans les ténèbres l’instant d’après.

Le train va bientôt arriver. Arrêter sa course folle, pour recracher des flots de gens que je ne connais pas, qui comme moi, vont reprendre le cours d’une vie, laissée en suspens pendant quelques heures.

Le temps d’un songe… le temps d’un bref voyage, au delà les terres, au delà les cieux, pour te retrouver…Pour m’approcher, encore un peu, encore un tout petit peu, de ma magnifique étoile…

14/12/2006

14/12/06 - 18:45

Il y a des jours, comme ça…

Il y a des jours, comme ça, où rien ne se passe comme prévu. Où on a le sentiment d'être pris dans un tourbillon de forces invisibles, qui vous entraînent bien malgré soi, dans des univers parallèles, peuplés de créatures hors normes.

Hier était un jour comme ça…
Réveil difficile. Radio réveil qui déconne. Ca commençait mal. Passage rapide à la douche pour me réveiller. Vite coiffé, habillé, un pschitt de sent-bon, et ouste. Dehors, dans le froid.

Premier choc. Une troupe de pompiers, en petit short, qui passent devant moi. Jogging du matin. Finalement, il est plutôt pas mal, ce quartier ! Quelques beaux spécimens au passage. Echanges de sourires. Le temps de me retourner, ils ont déjà disparu, à l'angle de la rue. Suis-je bien réveillé, ou était-ce une vision ? Je suis peut être encore en train de rêver…

Métro. Deuxième choc. Je m'installe sur un siège vide, et ferme les yeux. Quand je les ouvre, quelques minutes plus tard, un charmant garçon me fait face. De grands beaux yeux, au regard triste. La mèche rebelle qui tombe négligemment sur son front. 25 ans tout au plus. Son genou est collé au mien. Il ne bouge pas. Me regarde. Je ferme les yeux. Quand je les ouvre de nouveau, il a disparu. Je le cherche du regard. Le temps de réaliser… trop tard. Il est sur le quai, les portes viennent de se fermer. Il me souris, regarde le métro s'éloigner.

Boulot. Quelques petits nouveaux. Il faut les "briefer". Leur expliquer ce que l'on attend d'eux. Ce que moi, j'attends d'eux. De fait, me revient la corvée du brief. Flûte ! Dire que j'avais prévu de continuer ma nuit…
Dans la salle, 3 garçons, deux filles. Je ne les ai jamais vus, et ne les reverrai pas de sitôt. Troisième choc. Je suis immédiatement captivé par l'un des garçons. Ca commence fort… Vite ! tout savoir : son nom, son age, son parcours, son CV… Les autres ? ah oui, il y a les autres. Fait s'en occuper aussi. Mais lui… pourquoi est-il ici ? Il est d'une beauté à couper le souffle. Il le sait bien, le bougre. Il en joue… Va falloir se méfier. Ne pas se laisser entraîner sur des pentes glissantes… prudence.
Le brief fini, ils sont envoyés sur leur première mission. Je crois que pour une fois, je vais m'y intéresser personnellement, à leur mission…

En soirée, petit tour à la salle de gym. Dernier choc.
Une dizaine d'athlètes… une équipe, apparemment. Petit short, maillot moulant. Corps parfaits sur des gueules d'anges… Ils s'entraînent, jouent, rient, se bousculent, se chahutent…
J'ai l'impression d'être de trop, dans un univers qui n'appartient qu'à eux. Ils parlent une langue qui m'est étrangère.
A la piscine, j'en retrouve d'autres. Combien sont-ils en tout ?? Ils se ressemblent tous. Des clones parfaits. La piscine… l'occasion d'admirer de plus près les détails de cette musculature que je n'aurai jamais (c'est pas faute d'essayer…), et qu'ils exhibent sans fausse pudeur, aux yeux des quelques habitués que je croise.



Nager. Nager. Ne pas les regarder, au risque de me brûler les yeux. Impossible. Impossible de détacher le regard de ces corps presque nus.
Tant pis, je nagerai une autre fois.
Direction la douche, le sauna, le hammam. Peut être reste t-il un endroit qu'ils n'ont pas envahi ? Grossière erreur. Trois d'entre eux sont installés dans la chaleur moite du hammam, totalement nus. Leurs yeux sont fermés. Sur leurs lèvres, un sourire de contentement. Comment ne pas les regarder ? Comment détacher mes yeux de ces sublimes corps à l'abandon ?
Impossible. C'est trop demander. Je m'installe quelque part, entre eux, et laisse mon regard divaguer, de l'un à l'autre. De temps en temps, l'un d'entre eux se lève, va prendre une douche froide, et revient s'installer, non sans lancer des sourires à la cantonade, et chahuter un peu ses camarades. Ils jouent. Ils jouent à se toucher, à se caresser. Ils jouent comme des chiens fous, et je reste là, à les regarder.
S'ils se tournent vers moi, c'est pour me sourire, pour s'excuser de faire un peu de bruit. S'excuser ?? de quoi ? de m'offrir un spectacle comme je n'aurais jamais osé en rêver ?
Je reste là à les contempler, leur rendant leur sourire.

Leurs jeux se font alors plus précis, leurs caresses plus savantes. Les sexes se mettent à gonfler. Leurs mains passent d'un corps à l'autre, leurs langues se mêlent.
Où est le bouton "PAUSE" ? je veux faire un arrêt sur image !!! Tout va trop vite. Leurs mains s'activent, dans des mouvements de va et vient, les visages se penchent…
Leur plaisir ne tarde pas à exploser… le temps que je réalise ce qui vient de se passer sous mes yeux, ils sont déjà partis.
Sur appel de leur entraîneur, les 3 demi dieux se sont précipités dans les vestiaires. Ils sont allés rejoindre leurs camarades.

En rentrant chez moi, j'ai essayé de ne pas ouvrir les yeux. De ne pas regarder autours de moi. Peine perdue. Les beaux gosses étaient partout.
J'étais cerné…

Je vous l'ai dit, il y a des jours, comme ça….

10/12/2006

10/12/06 - 12:27

Vivre
Pour celui qu'on aime
Aimer
Plus que l'amour même
Donner
Sans rien attendre en retour

Aimer
Comme la nuit aime le jour
Aimer
Jusqu'à en mourir d'amour

Vivre, Luc Plamondon, Richard Cocciante 1998




Sans rien attendre... ou rien qu'un tout petit bisou... juste un bisou... juste un...

10/12/06 - 10:50

Flashback...

Dimanche matin. Je suis seul, de nouveau. Comme trop de soirs, cette semaine.
Seul dans ce grand appartement. L’occasion de faire le bilan de la semaine. De remettre un peu d’ordre dans ma tête, qui en a grand besoin.

Les discussions entamées avec quelques Gaiens m’ont fait repartir plusieurs années en arrière.
G, J… encore plus loin, H…
Et toi, maintenant.



Mais alors, que sont devenues toutes ces années de vie en couple, de moments partagés ? N’étaient ils là que pour entretenir la flamme qui n’attendait que de se réveiller ? Il t’aura suffit de te pencher sur moi, de me sourire, de m’embrasser, pour que volent en éclat le peu d’illusions et d’espoirs qui me restaient.

Et maintenant ? Envoyer valser tout ce qui fait mon quotidien ? Tout quitter, et partir vivre auprès de toi ? Foutaises…

Le théâtre me manque. Trop longtemps que je ne suis pas monté sur les planches.
Une image me revient. Celle du premier autographe. J’avais 18 ans. La veille, avec les copains du conservatoire, nous avions joué « Une femme qui a le cœur trop petit », de Crommelynck.
Et là, dans la file d’attente du Mc Do, une gamine qui s’approche de moi, toute tremblante. Elle m’appelle Monsieur. Me demande si c’était bien moi qu’elle a vu jouer la veille, et si elle peut avoir un autographe ! Je me souviens de ses yeux, pleins d’admiration, de son regard, si fier, quand elle, est repartie vers sa mère,serrant contre elle le précieux sésame.
Qu’est elle devenue ?
Que suis je devenu ? Enfermé dans un petit coffret de vieux souvenirs, maigre morceau de papier froissé, jeté aux oubliettes de la vie ? Ou plus probablement, jeté dans la poubelle, quelques heures plus tard…

Je suis devenu spectateur de ma propre vie. Sans réellement d’action sur son cours, je la regarde filer lentement. Il faut que je remonte sur les planches…

H ; G ; J ; j’aurais été capable de tout, pour vous. De décrocher la lune, de vous offrir ma vie. Vous me manquez terriblement.

G. La passion aura duré 6 mois. 6 mois de rendez vous secrets, de bisous volés entre deux trains, entre deux avions. De larmes et de déchirures, aussi. Tu ne voulais pas quitter ton homme ; ni moi le mien. Nous nous sommes connus trop tôt… Que se passerait-il aujourd’hui ? Si nos deux routes se croisent de nouveau, qu’adviendra t’il de nos deux vies ?
Tu as fini par le quitter… moi non… Qui sait, aujourd'hui ?

Tiens, le chat vient se blottir contre moi. Au moins un qui m’aime. Ca tombe bien, j'ai besoin de calins...

Bon dimanche à tous,

08/12/2006

08/12/06 - 23:34

C'est pas parce qu'on a rien à dire, qu'il faut fermer sa gueule !

Film français de Jacques Besnard, 1974

Et là, franchement, ce soir, j'ai rien, mais alors rien à dire...

07/12/2006

07/12/06 - 17:57

Quand je vous disais qu'il fallait que je prenne un homme de ménage...

07/12/06 - 16:27

Je suis maladeuuuh

4 coupes de champ et 17 whisky hier soir, ça a un peu de mal à passser.
Vive les fêtes au bureau... !

06/12/2006

06/12/06 - 14:25

Euh.. mélange salé, ou mélange sucré ?

copyright Air France...

06/12/06 - 09:27

Etre une heure, une heure seulement,
Etre une heure, une heure, quelquefois,
Etre une heure, rien qu'une heure durant
Beau, beau,
Beau et con à la fois....

Jacques Brel

06/12/06 - 00:11

Avec le temps, va, tout s'en va...

Léo Ferré

04/12/2006

04/12/06 - 11:58


Rêver un impossible rêve
Porter le chagrin des départs
Brûler d'une possible fièvre
Partir où personne ne part

Aimer jusqu'à la déchirure
Aimer, même trop, même mal,
Tenter, sans force et sans armure,
D'atteindre l'inaccessible étoile



Telle est ma quête,
Suivre l'étoile
Peu m'importent mes chances
Peu m'importe le temps
Ou ma désespérance
Et puis lutter toujours
Sans questions ni repos
Se damner
Pour l'or d'un mot d'amour
Je ne sais si je serai ce héros
Mais mon cœur serait tranquille
Et les villes s'éclabousseraient de bleu
Parce qu'un malheureux

Brûle encore, bien qu'ayant tout brûlé
Brûle encore, même trop, même mal
Pour atteindre à s'en écarteler
Pour atteindre l'inaccessible étoile.


Jacques Brel



03/12/2006

03/12/06 - 18:48

Avis de recherche...

Pour ceux que ça intéresse...
Carpe Diem (c'est à dire moi), recherche son nouvel assistant, pour un vrai travail, dans la vraie vie, avec de vrais sous au bout... (en plus, c'est vrai).

Mais si mais si, il existe une vraie vie en dehors du web. Enfin, il parait.

Donc voila, si tu es un jeune homme, que tu recherches un job, que bosser dans un univers de fou avec des horaires de dingue, pour une paye minable, mais pour un "chef" cool et sympa (c'est toujours moi...) ne t'effraye pas, pourquoi ne pas essayer ?

Si en plus tu es blond, avec une petite bouille d'ange, que tu ressembles à mon Timmy d'amour, et que tu es pour le harcèlement sexuel, je t'embauche !



Nota : bien qu'il ne soit pas blond, je tiens à signaler ici que la candidature de Monsieur Podyaourt serait étudiée avec le plus grand soin. ;o)

Pour tout renseignement, n'hésitez pas à me contacter, sur :
www.jeveuxetrelassistantdecarpediem.com

A bientôt...

03/12/06 - 02:12

2h11 Fin d'Angels in America, sur France 3.

C'est beau, un ange...

02/12/2006

02/12/06 - 22:43

Samedi soir.
Seul, devant mon écran de télé, je regarde défiler les images, sans y prêter d’attention. L’alcool commence à faire son effet. Deux bouteilles de St Emilion, ça devrait le faire !

La lecture des blogs me renvoie des milliers de questions :
Que faire du mien ? quel « ton » adopter ? dois-je gaver tout le monde avec mes putains de sentiments à la con ?
Dois-je parler de moi ? de ces sentiments si profonds, si réels, qui s’amusent à mes dépends ? de cette joie de vivre qui m’a soudainement quitté, alors que ton avion décollait ?
Dois-je au contraire adopter un ton plus léger ? Parler des bogosses que je croise sans cesse, dans le métro, dans le boulot ? de ce p’tit boy sublime il y a deux jours, à la salle de sport ?

Quelqu’un ici m’a dit qu’être gémeaux amenait forcément des contradictions. Moi, je suis gémeaux ascendant gémeaux.
Dois-je pour autant créer 4 blogs différents, chacun reflétant une part de ma personnalité ? Trop compliqué. J’opte pour la solution de facilité. Ce blog sera un mélange sans unité, sans fil conducteur.

Je défile les pages. Combien sommes nous, à relater ainsi notre vie ? A faire part de nos angoisses, de nos désirs, de nos envies ?

Mais au delà de ces questions, il en apparaît d’autres, tout aussi cruciales, et pour lesquelles je n’ai pas de réponse:
- Nico, du Nico Blog (que je ne connais pas), trouvera-t’il un jour le chemin du pays des choupinous ? (si c’est comme pour le villages des schtroumpfs, on ne peut donc y accéder que si on est accompagné par un choupinou…)
- Mr Népomucène a t’il retrouvé sa soupière ?
- Justin acceptera t’il la demande en mariage de Brian ?
- Ma boulangère fera t’elle demain les petits gateaux à la crème qui me font prendre 3 kgs rien qu’en les regardant ?

Une nuit ne me suffira pas, pour méditer sur ces points, et trouver les réponses.
Tiens, il reste une bouteille pleine… pas pour longtemps…



Ton souvenir m’obsède. Je ne parviens pas à t’oublier. Bientôt deux semaines que tu es parti.
Ton dernier mail m’a inquiété, et depuis, plus de nouvelles.
Je ne rêve que de toi. Je ne pense plus qu’à toi. Chaque minute qui passe, me fait ressentir encore plus lourdement ton absence. Ce vide…
Je t’aime, ce ne sont pas des mots en l’air.
Tu ne m’aimeras jamais, je le sais…

01/12/2006

01/12/06 - 18:17

Il est mignon, Julian...

Petite découverte du vendredi soir, avant le week end. Capture du DVD que la monde entier nous envie...



Si vous regardez bien, sur la photo de droite, on y distingue les coucougnettes du petit Julian. C'est'y pas mimi ?

01/12/06 - 12:57

Vendredi. Enfin, dans quelques heures, ils me f... ont la paix.
Depuis ce matin, ça n'arrête pas.
Emails, messages, clients pas contents. Vivement ce soir, que je coupe le portable.
Mon rendez vous de midi s'est annulé. Tant mieux, j'avais pas envie d'y aller.

J'en profite pour faire un petit tour sur le net.
Le moral remonte. Il serait temps. Dans le métro, ce matin, quelques minous que j'ai déjà croisé. Echange de regards, sourires de leur part. Ils sont mignons, dans leur petit costume de chez Celio. Ca leur donne un côté attachant...

J'aimerais bien les connaître un peu mieux... savoir qui ils sont.
Rue du Bac. Tout le monde descend. Je reste seul comme un c... Il doit y avoir quelque chose, par là. c'est pas possible. Tous les minous sont descendus. Une secte, peut être ?
Un élevage ?

Il faudra que j'explore ce quartier de Paris un jour...

Une copine m'envoie un lien. La vidéo est marrante :



Il faudra peut être que je songe à prendre un homme de ménage, un de ces jours...

 

Mon book de photographe pour ceux que ça intéresse : Book.fr

Quelques sites ou blogs, sur lesquels je surfe, au gré de mes humeurs...
A cause des garçons
Men on the net, la bible de tout internaute homo... tous les sites existants, référencés par type. une mine d'infos...
Le "vrai" blog de Podyaourt
Des garçons pas farouches
Phoenix Gay Blog, Le blog d’un gay comme les autres… Et breton de surcroît
Masculin Pluriel
ohlalaparis
Une page pratique

Journal


La fille d'un soldat ne pleure jamais (James Ivory)
Les amants du Nil (Eric Heumann)
Lautrec (Roger Planchon)
Navarro
Un homme en colère
Avocats et associés
à suivre...