Pourquoi cherches-tu l'impossible
en voulant à tout prix
connaître d'avance
ce que la vie nous réserve à toi et à moi ?
Quoi qu'il puisse nous arriver,
la sagesse n'est-elle pas
de nous soumettre chacun à notre sort ?
Que la vie te réserve encore bien des hivers
ou, au contraire,
que tu sois en train d'en vivre le dernier
- celui-là même qui, en ce moment,
éreinte les vagues de la mer
à l'assaut des rochers -
crois-moi,
ne change rien à tes occupations
et, dans un cas comme dans l'autre,
n'escompte jamais vivre plus loin
que le jour où nous sommes.
Déjà, tandis que nous parlons,
le temps impitoyable aura fui.
C'est aujourd'hui qu'il faut vivre.
Car demain reste pour toi
ce qu'il y a de moins sûr...

J'écoute : Rien
Je regarde : Trop les beaux garçons. Beaucoup trop. Ca m'a perdu
Je lis : Harlan Coben, Dan Brown, Florian Zeller
Je joue : A me faire mal...
Je mange : Trop. Gare aux kilos
Je bois : La coupe, jusqu'à la lie... et même au delà
Je cite : Pas
Je pense : A trop vouloir toucher les étoiles, on finit par se bruler les ailes
Je rêve : Un jour, peut être...
(mis à jour mardi 30 décembre 2008 à 18:33)

23/09/2007

23/09/07 - 19:52

Pitié !

Que quelqu'un fasse quelque chose, pour empecher ce grand malade de poster ses photos !

Suis ouvert à toutes les discussions, je me bats pour faire valoir toutes les opinions, mais là, c'est trop pour moi !

Honnetement, je suis le seul ??

22/09/2007

22/09/07 - 17:43

Shopping parisien...

Entre deux courses en vélib' (ça y est, je suis accro !), et un petit passage au bureau (eh oui, même le samedi), mon sang ne fit qu'un tour, en passant près d'un grand magasin parisien bien connu, qui, en honneur du rubgy (merci, le calendrier), présente actuellement une vitrine avec trois (beaux) gars, dans un décor de vestiaire.



Il fallait bien évidemment que j'assiste au pestacle offret gracieusement pour les demoiselles et dames, et quelques homos qui trainouillaient par là.

Me voici donc, sirotant ma bouteille d'eau, et attendant l'heure fatidique, non sans repérer quelques choupinets mignon qui visiblement, étaient là pour la même raison que moi.

Au final, pas grand chose à voir, mais une ambiance plutôt électrique dans la foule quand les trois jeunes gens firent tomber le short pour se rendre, l'un après l'autre, sous la douche.



Vous me l'emballez ? C'est pour emporter, merci.

Ah... c'est dur, le shopping, parfois...

19/09/2007

19/09/07 - 13:46

Victoire !

Résumé des épisodes précécents :

Samedi matin, je reçois confirmation de mon abonnement à Vélib, pour un an.
Fort de cette nouvelle, j'arpentais donc désespérément les rues de Paris le week end dernier à la recherche d'un hypothétique vélo, qui me permettrait d'affirmer enfin, haut et fort :

Oui, moi aussi, j'en suis



Las, de vélo point, et ce fut avec la complicité de Piélib' que je rentrais chez moi, la mine déconfite.

Eh bien, oyez oyez braves Gaiens, ce temps est révolu.



Hier soir, à 19h45 précises, après avoir découvert que ma ligne de méto était momentanément suspendue, j'enfourchais fièrement mon premier Vélib', pour partir à l'assaut de la jungle parisienne, et tenter de regagner mon home sweet home, pour un repos bien mérité après une dure journée de labeur.

La traversée de Paris fut sans encombre, si ce n'était la selle qui ne montait plus (le truc machin bidule était cassé).
Fièrement assis sur ma monture, je dévalais les rues de Paris, non sans jeter un oeil inquiet au truc qui me sert de montre, pour tenter de ne pas dépasser la demi heure fatidique.

A peu de temps de l'échéance, je me mis en quête d'une borne, pour déposer mon fidèle destroyer (plus destroy que yé, d'ailleurs).

Et là, merci GA, merci le JDi, merci Djuls, la borne étant pleine, je grapillais en quelques clics 15 minutes de rab, qui me permirent de finir ma course effrenée contre le temps, et de rentrer chez moi.

Résultat des courses : Vélib', c'est pas mal.
Faites attention quand même au vélo que vous choisissez, et arrêtez vous aux feux...

17/09/2007

16/09/2007

16/09/07 - 12:07

Journée ordinaire d'un parisien ordinaire

Reçu hier matin :

Cher Monsieur Carpe-Diem,
Nous avons le plaisir de vous informer que votre compte Velib' 1 an est désormais utilisable avec votre pass Navigo. Pour activer votre abonnement, rien de plus simple...




Simple ??
Récapitulons : l'étape internet, ça va. Je clique, je clique, je reclique... Ca a l'air good... YESSS ! C'est bon.

Passons à l'étape suivante : la pratique.
Armé des meilleures intentions (et de mon nouveau short aussie bum bleu ciel, qui met en valeur la couleur de mes yeux), je me dirige vers la station la plus proche de chez moi, rue... disons la station la plus proche.

Et là, misère de désespoir... rien. Pas un seul petit vélo gris à l'horizon. Qu'à cela ne tienne, je poursuis ma route, non sans laisser trainer un oeil au passsage, dans la caserne de pompiers, où ces jeunes soldats du feu s'entraînent, comprenez par là qu'ils exhibent leurs muscles saillants, dans des polos choisis volontairement trop courts.

Bref, j'avance donc, à la recherche de la perle rare, l'ultime trésor (non, pas le calecon du fils de ma concierge... faut suivre, un peu). Deuxième station... rien. Troisième... rien.
Les minutes passant, j'avance toujours (oui, à pied. Oui, je sais, j'ai l'air ridicule avec mon short !) et toujours point de vélo à l'horizon. Montmartre serait'elle la dead zone du velib' ?

Me voici rendu à St Lazare. De désespoir, et parce que je ne pourrai affronter la Madeleine dans cette tenue, je me rue aux magasin homme du printemps, me jette sur le premier jean que je trouve (ah, pardon... il est occupé ? C'est à vous tout ça ? et votre petit nom ? Hein ? ah, vous êtes avec votre maman...).

Enfin, je suis un peu plus présentable, et peux affronter la foule hostile des grands magasins (non, parce que franchement, en short aussie bum, ça le fait pas, mais alors pas du tout, chez D&G).

Résultat des courses. Rien. Niet. Nada. Mon super pass Navigo m'a servi à.. prendre le métro. Bon, en même temps, c'est un peu le but premier.

J'essayerai à nouveau aujourd'hui, mais cette fois, je serai prudent : je prendrai un jean dans un sac à dos (on ne sait jamais !)

06/09/2007

06/09/07 - 12:11

Grrr

Reçu à l'instant :

Monsieur,

Je vous informe que je ne pourrai pas me rendre à l'entretien d'embauche que nous avions fixé demain à 11h. On m'a effectivement proposé un poste à pourvoir dès lundi.
Avec mes sincères excuses


Et mon poste à moi, il était à pourvoir quand ??? dans dix ans ??? Il avait le profil parfait, ce petit c...
Grrrrrrrrrrrrrrrrrrr

05/09/2007

05/09/07 - 22:32

Rêverie ferroviaire...

Je suis de nouveau dans un train. A croire que je passe ma vie à hanter les lignes de la SNCF.
Départ ce matin de Paris, direction Dijon, pour un rendez vous professionnel.
Je repars maintenant de Dijon pour Lyon. Le TER qui m’emmène va s’arrêter à toutes les petites gares du parcours.
Nous sommes vendredi. A bord, pas mal de jeunes. Etudiants, ou militaires. Ils rentrent chez eux pour le week-end.

Bien sur, je n’ai pas choisi ma place au hasard. Face à moi, un jeune mec d’une vingtaine d’années environ. Il est brun, cheveux très courts. Presque rasés. Il porte un tee shirt noir, un pantalon style cargo gris, et des baskets blanches.

L’élastique de son tee shirt met en valeur ses bras puissants. Ses yeux sont sombres. D’un brun profond. Il porte un collier à la mode autour du cou, un bracelet en argent, et une bague assez large.
De temps à autre, il sourit. Son sourire est franc, sincère.



Il est beau. Très beau. Il illumine de sa présence ce wagon quasi vide.

Dans une demi somnolence, je l’observe. Sa jambe effleure la mienne. Je suis bien.
Je me mets à imaginer sa vie.
Qui est-il ? Où va t’il ? Qui l’attend à l’arrivée ? Fille, garçon ? Sa mère, peut être…
Il pianote sur le clavier de son micro ordinateur. Tout comme moi. Que fait il ? Je voudrais connaître ce garçon. Entrer dans son esprit, lire ses pensées les plus intimes.

Que fait il ? Quand il lève la tête de son écran, il me regarde, et me sourit. Mais c’est pour mieux se concentrer ensuite. Il plisse le front, il a l’air intrigué par ce qu’il voit, sur son écran. Je suis en face, je ne vois rien de ce qui se passe.

Peut être est il en train de travailler ? Il est probablement étudiant. Ou alors relit-il un mail qui lui a été envoyé ce matin.
Sa petite amie lui a écrit. Elle veut lui parler. Il ne sait pas pourquoi. Voilà pourquoi il est soucieux.Elle veut le quitter. Non, elle est enceinte. C’est ça. Il va être père. Il devrait être heureux. Mais il est tourmenté. On le serait à moins, à son age ! Père à 20 ans.
Un fils, ce sera forcément un fils. Il sera brun, comme son papa. Il sera beau. Beau à se damner.

Je le regarde, et le vois, avec sa famille autour de lui. Ils sont heureux. Ils sont au bord de mer. Son fils fait des châteaux de sable, tandis que lui exhibe fièrement sa nouvelle planche de surf.
Ils rient, se roulent dans la sable. Le soir, il prend son fils sur les épaules, et part se promener dans les rues animées. Il lui achète des glaces. Il est un père modèle.

Ayant besoin de me dégourdir les jambes, je me lève et vais marcher un peu. Tiens, je vais passer derrière lui, voir ce qu’il regarde si attentivement. Ce qui retient toute son attention, depuis que nous sommes partis.

Il lit un texte. Il y a des flèches, des encadrés. Le feu, la fumée, les incendies. Quoi faire. Comment agir.
Il ne travaille pas ses cours. Non, il ne relit pas non plus le mail de sa fiancée. Il prend des notes, réfléchit. Fronce les sourcils. Il est peut être pompier ?
Mais bien sur, il est pompier. Je comprends ses bras musclés, ses cheveux si courts, son regard franc et perçant. Il a dédié sa vie à en sauver d’autres. Peut être me sauvera t’il moi, un jour ?

Je l’imagine portant cet uniforme bleu, que je trouve si sexy. Ca lui va bien. Il est solidement planté dans ses bottes, les bras derrière le dos. Il observe au loin, le feu, qui progresse. Puis il s’élance dans les flammes. Il lutte longtemps, et triomphe. Il a vaincu. Il ressort de la fournaise le visage noirci. Il sourit, et l’éclat de son sourire resplendit parmi toute cette noirceur.

Ses yeux sont vifs. Il est empli d’une sensation de puissance. Il est invincible. Moi, mêlé aux badeaux, je le contemple. Je ne peux détacher mes yeux de lui.

Le train ralentit. Il range son ordinateur. Non, pas déjà !! Avec des gestes lents, il replie son écran. Il est très précautionneux. Il range méticuleusement ses affaires. Chaque chose à sa place. Il lève les yeux. Me sourit.

Je ne peux m’empêcher de répondre à son sourire. Il se lève. Non, attends. Reste un peu. Juste un tout petit peu. Il me reste tant à apprendre sur toi !
Ta vie, ta fiancée qui t’attend. Tu vas être papa. Tu joueras avec ton fils, et plus tard, il sera pompier, comme toi.
Attends ! Ne descends pas. Pas maintenant ! c’est trop tôt…

Fausse alerte. J’ai eu chaud ! Il sort son mp3, met ses écouteurs, et s’endort paisiblement. On dirait un ange. Sur son visage, un léger sourire. Il rêve de feus, de conquêtes. De gloire et de médailles, qu’il arborera fièrement plus tard, sur sa poitrine. Il rêve de sa fiancée, qui l’attend, à l’arrivée. Elle se précipitera vers lui, et il l’enlacera tendrement. Ce soir, il lui fera l’amour, et il lui demandera de l’épouser. Il a une bague, dans son sac.
J’ai envie de le prendre dans mes bras. De lui offrir mon épaule, pour s’appuyer. D’être contre lui, de sentir la chaleur de son corps. Un instant. Juste un bref instant.



Il ouvre les yeux lentement, et me sourit. Son regard se promène, et à travers la vitre, il regarde défiler le paysage.
Il frissonne. Il a froid. De son sac à dos, il extrait un gilet noir à la mode, qu’il passe lentement. Il est à moitié endormi. Son regard croise le mien. Il est empli de douceur. On peut y lire toute la beauté du monde, toute l’innocence d’une âme d’enfant. Il ferme les yeux lentement, s’enfonce dans son fauteuil, se blottit contre la vitre, et se rendort. Longtemps, je le regarde dormir. Il bouge les lèvres lentement, en musique. Parfois il ouvre les yeux, jette un œil curieux autour de lui, et se rendort aussitôt

De nouveau, le train ralentit. Terminus ! Il se lève lentement, déplie ses jambes, et ramasse ses affaires. Avant de descendre, il me sourit. Son regard m’emplit d’une douceur infinie.

Il fait quelques pas sur le quai, et passe sa main autour d’une veste en jean blanc, qui l’attend. Seul, je le regarde s éloigner.
Je me retourne une dernière fois. Il se retourne aussi. La chaleur de son regard m’envahit, et m’emplit de bonheur. Il me fait un petit signe de la tête. Le jeune homme qui lui tient la main l’interroge du regard.

Nous nous sourions une dernière fois, et je le regarde s’éloigner, tenant par la main celui qui a hanté ses rêves.

TER Dijon – Lyon, vendredi 31 août 2007. 13h20

 

Mon book de photographe pour ceux que ça intéresse : Book.fr

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